Qu’est-ce qui fait l’homme ?

À notre époque on dit que des hommes il y en a de moins en moins, on les cherche. D’ailleurs l’introduction que Jean-Michel Arzur a eu la gentillesse de nous envoyer où il reprenait les élaborations du séminaire de l’année donne en effet l’idée que de l’homme on trouve le semblant, soit l’imaginaire et le symbolique mais pas le réel. J’emprunte ce titre à Lacan, non qu’il pose la question, mais il donne une réponse très précise, complexe aussi, dans L’étourdit.

Homme entre père et fils

Pour la psychanalyse, est-il possible de penser ce qui fait l’homme sans l’inscrire entre père et fils[1] ? Il n’y a de virilité que par procuration des ancêtres soulignait Lacan. Un homme ce n’est rien d’autre qu’un signifiant, soit un semblant, c’est-à-dire un signifiant imaginarisé, notre seul accès au symbolique, comme les superstitions attachées aux chiffres ou Rimbaud avec son sonnet Voyelles en témoignent.

Dora : un homme, un vrai ?

Texte de l’intervention prononcé lors de la journée du Pôle 9 Ouest de l’EPFCL-France, Semblants d’homme, à Rennes, le 5 octobre 2019.
 
Semblants d’homme – Livre Numérique
 
On sait à quel point Dora, pour tenter de répondre à la question de ce que c’est qu’une femme, en a passé par des hommes comme supports d’identification, objets de désir voire supports de désir. […]

L’homme descend du songe

« L’homme descend du songe » est une expression captée dans une nouvelle écrite par un ami qui fit immédiatement résonnance avec la question qui m’anime depuis les débuts du séminaire collectif à savoir comment, à défaut de tout rapport sexuel, de la femme qui n’existe pas et de la figure d’exception qui se tait il nous faut passer par la réflexion pour essayer d’attraper ce qui fait l’homme ou la femme.

« Une femme dans la vie d’un homme »

« Maman, regardes mon costume de judo ». La mère : « Avec, tu ressembles à un vrai champion ». Le petit garçon sort se montrer en costume à ses deux copines. « Eh, Lili, Nana, vous avez vu ? Je suis un petit champion de judo ». Nana (son amoureuse) : « D’abord ce n’est pas parce que tu as un habit que tu es un champion Trotro ». « Et puis les champions de judo, ils ont une ceinture de couleur ». Lili (l’autre copine) : « Oui, c’est vrai, et toi elle est blanche ta ceinture. Décontenancé, Trotro part se renseigner auprès de son père. Puis, dans un mélange entre ses propres associations et la réponse de papa, Trotro se fabrique sa propre ceinture multicolore, à partir des cravates paternelles. Ainsi revêtu, il revient auprès des filles. Trouvant le jeu finalement rigolo, elles aussi veulent jouer à être championne. Une partie de chat s’improvise. Nana et Lili réussissent à attraper une cravate chacune qu’elles nouent à leur propre taille. A la fin du jeu, Trotro remarque que c’est quand même lui qui en a le plus, ce qui le contente tout à fait.

Homme au rap

Aujourd’hui je vais m’intéresser à la manière dont un rappeur parle des femmes. C’est une idée assez peu originale en ce qui concerne le semblant chez l’homme, de l’aborder par la rencontre féminine. Je dis ça au vu du nombre d’interventions qui prennent cette porte d’entrée. Mais si ce n’est pas original, c’est peut-être pour une raison. J’écoutais il y a quelques jours une émission France Inter sur la virilité et un auditeur y donne son explication. C’était un homosexuel a qui on demandait ce qu’il pensait de la virilité. Il répond : « comme je n’ai jamais eu à plaire aux femmes, je n’ai jamais eu à faire comme si[1] ». Indiquant bien que la rencontre avec l’autre sexe est un lieu élu des semblants.

Le juif et la sorcière

Tout d’abord le titre : qu’est-ce que c’est que ce titre ?
« Le juif et la sorcière ». S’agit-il de l’homme Freud et la sorcière psychanalytique ? Non, ce n’est pas tout à fait ça ici.
Juif et sorcière comme nous allons le voir, sont deux figures liées, tant dans l’histoire que dans le langage, qui peuvent avoir un certain poids du côté de l’insulte et de la dépréciation. Ce sont deux semblants qui jouent au littoral, venant faire trembler le semblant d’homme : cette vacillation nous donne la mesure de ce qui fait constitution dudit semblant d’homme, de par ses bords et ses limites.

Retour sur ce qui fait l’homme

Texte de l’intervention lors de la journée du Pôle 9 Ouest de l’EPFCL-France, Semblants d’homme, à Rennes, le 5 octobre 2019.
 
Semblants d’homme – Livre Numérique
 
En guise d’ouverture, nous avons pensé vous faire un retour de notre séminaire collectif mené à Rennes en 2018-2019 et intitulé Ce qui fait l’homme. […]

L’hommosexué s’écrit avec deux aiment

Texte prononcé dans le cadre du Séminaire collectif « Ce qui fait l’homme », le 25 avril 2019, à Rennes.
 
L’énonciation de Lacan nous transporte, parfois nous perd, dans des enchevêtrements de pliures de significations, nous laissant suspendus à la complexité de sa forme et son effet de déploiement infini. […]