Qui a peur du « wokisme » ? L’intérêt de la psychanalyse

ma curiosité a été fortement piquée à partir du moment où ce sont des collègues, psychanalystes de l’EPFCL, sans rapport avec la Faculté, qui en ont parlé aux dernières Journées Nationales de l’EPFCL-France. Et pas dans les meilleurs termes ! Cette référence s’est faite en effet sous la forme d’une critique, voire d’une dénonciation de ce qui est appelé aujourd’hui le « wokisme ». D’où le titre, un brin provocateur, de ma conférence de ce soir : Qui a peur du « wokisme » ? L’intérêt de la psychanalyse.

Le diagnostic, une nouvelle religion ?

Lorsque j’ai réfléchi à ma contribution au sujet des pratiques cliniques en institution, je me suis dit que c’était l’occasion de tenter l’analyse d’un constat, celui d’un changement de position à l’égard du diagnostic au cours des dernières décennies.

Les cliniques

Dans son cours La méthode clinique, prononcé à l’université de Toulouse en 1995-1996, Michel Lapeyre disait ceci : « on ne peut pas et peut-être même qu’il ne faut pas dissocier la clinique des langages divers qu’elle emprunte et se forge dans les différents domaines où elle s’implante (médecine, psychiatrie, psychologie, psychanalyse)1 ».

La marionnette en psychiatrie adulte : fabrication d’une utopie ?

Lorsqu’il m’a été demandé de donner un titre pour cette intervention, l’idée m’est venue d’un rapprochement possible entre « Marionnette » et « Utopie ». Dans l’après-coup de cette association, un peu surprenante, j’y ai trouvé un point d’ancrage tout à fait intéressant où venait se questionner ce qui peut bien fonder le recours à la marionnette en psychiatrie adulte ?

Danger… à condition

Lors de la journée d’ouverture des Collèges Cliniques de l’Ouest, de cette année de travail sur « traumatismes » au pluriel, la question de l’implication subjective a été soulevée et a été le point de départ de ce travail. Dans son texte intitulé L’époque des traumatismes, Colette Soler parle de « participation subjective » pour dire ce moment que Freud avait quant à lui nommé « intériorisation du danger ».

Approche du délire de Pinel à Lacan

Dans ce travail, j’ai souhaité explorer les discours sur lesquels se sont appuyés les aliénistes puis la psychiatrie naissante pour appréhender et tenter de saisir comment s’est conceptualisé le délire. Il s’agit ensuite de montrer en quoi Freud et Lacan se sont décalés de ces conceptions, permettant ainsi une nouvelle approche à partir de la structure du langage.

Pulsion de mort et jouissance : quel rapport ?

Pulsion de mort et jouissance : quel rapport ?
 
Exposé prononcé à Saint-Brieuc le 19 octobre 2024.
Dès son introduction en 1920 dans Au-delà du principe de plaisir, la pulsion de mort n’a cessé de poser question. Problématisée par certains, elle est carrément rejetée par d’autres, tantôt sous prétexte que c’est la guerre et l’âge avancé de Freud qui lui auraient suggéré cette notion, tantôt en avançant qu’il s’agit d’une spéculation métapsychologique sans aucune portée clinique.  […]