Les noeuds de la parole

Marc Strauss.

Avec les contributions de Vanessa Brassier et Ève Cornet

La parole : des nœuds qui tressent, coincent, étranglent les corps, imaginairement, symboliquement ou réellement, n’étant pas exclu de surcroît qu’ils se transforment les uns les autres. La parole présuppose bien sûr le pacte, mais la violence que charrient les mots demeure, et sera à préciser. Ce que nous appelons les structures cliniques sont autant de façons pour les parlêtres d’y répondre, jusque dans leurs actes conscients, manqués ou imposés. Desserrer ces nœuds est l’enjeu de la parole aussi, quand elle s’inscrit dans le discours psychanalytique.  
En savoir plus…
Collection Études. 128 pages. ISBN 978-2-491126-12-4.  15 €
Disponible en librairie sur place au siège social, EPFCL-France 118 rue d’Assas 75006 Paris. Règlement par chèque (15€) à l’ordre de ENCL
Par correspondance auprès de la gérance, 12 Avenue de Lowendal 75007 Paris. Chèque à l’ordre de ENCL (15 + 6€ frais de port pour la France, 13,50€ pour l’étranger)
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« La névrose infantile » Un trauma bénéfique.

Martine Menès

Freud emploie le terme de « névrose infantile » pour désigner la période du Complexe d’Œdipe.
Lacan, lui, interroge très tôt l’usage de ce mythe et son interprétation. Il s’agit dans cet ouvrage ici réédité et discrètement augmenté de revisiter la « névrose infantile » avec le fil lacanien, et d’aborder les modalités contemporaines par lesquelles l’enfant est introduit dans les règles élémentaires du lien social. 

Collection Cliniques. 186 pages. ISBN 978-2-491126-04-9 
PRIX 20€
 
Disponible en librairie
Sur place au siège social, EPFCL-France 118 rue d’Assas 75006 Paris.
Règlement par chèque (20€) à l’ordre de ENCL
Par correspondance auprès de la gérance, 12 Avenue de Lowendal 75007 Paris. Chèque à l’ordre de ENCL (20 + 6€ frais de port pour la France, 13,50€ pour l’étranger)
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Lacan et la honte. De la honte à l’hontologie.

David Bernard

Edition augmentée

La honte, remarquait Jacques Lacan, « on s’en est longtemps tu », car « ce n’est pas de cette chose dont on parle le plus aisément ». Le long silence de la psychanalyse à l’endroit de la honte suffit à le démontrer, à quoi semble s’opposer la multiplicité des travaux qui lui sont aujourd’hui consacrés. Ainsi, une question nouvelle surgit du lieu même de notre modernité : de quoi la honte nous fait-elle signe ? 
Jacques Lacan s’efforça d’y répondre, à l’occasion d’une leçon de son Séminaire L’envers de la psychanalyse, laquelle constitue la pointe de son apport sur la honte. Bien des thèses s’y bousculent, dont ce livre tente ici de vérifier la portée dans la pratique psychanalytique, autant que dans le lien social contemporain, plus particulièrement en s’attachant cette fois à en saisir les effets et les manifestations dans l’univers numérique. En savoir plus…

Collection …In Progress. 280 pages. ISBN 978-2-491126-05-6.  25 €
Disponible en librairie sur place au local de l’EPFCL-France 75006 Paris. Règlement par chèque (25€) à l’ordre de ENCL.
Par correspondance auprès de la gérance, 12 Avenue de Lowendal 75007 Paris. Chèque à l’ordre de ENCL (25 + 6€ frais de port pour la France, 13,50€ pour l’étranger)
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Le fétiche et la lettre

Numéro 32 – Revue semestrielle

Avec la participation de Nathalie BILLIOTTE-THIEBLEMONT, Laurence BOURGEON, Isaure BOUSSEYROUX, Michel BOUSSEYROUX, Didier CASTANET, Laurent COMBRES, Monique DESORMEAUX, Xavier DOUMEN, Leïla EL ALLALY, Anne FOURCADE-JOURDAIN, Claire GARSON, Anita IZCOVICH, Laszlo KRASZNAHORKAI, Marie-José LATOUR, Dominique MARIN Albert NGUYEN, Bernard NOMINE, Jacqueline PATOUET, Jacques ROUSSILLE, Marc STRAUSS, Axel TUFFERY, Véronique VIALADE MARIN

La lecture que fait Lacan du cas André Gide a renouvelé notre conception du fétiche dans la perversion, en l’articulant à la sublimation comme mise en équivalence de la lettre et du désir. Que nous apprend Madeleine Gide du trouage du fétiche comme gnomon de la vérité ?

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Et si on parlait d’art ?

du 27 avril 2019 – 3 novembre 2019 aux Musées des Beaux Arts de Rennes, avec Guillaume Kazerouni, commissaire de l’exposition & Vincent-Michaël Vallet, artiste invité, diplômé de l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne (EESAB) en 2017.

Charles Le Brun, Descente de croix (vers 1679) et Vincent-Michaël Vallet, Amour et Bagarre dans souliers propres sur gazon coloré (2019), modèle numérique imprimé sur moquette.

Co-errance

À première vue, l’occupation de Vincent-Michaël Vallet génère un éparpillement d’objets ludiques et disparates, tirés d’un imaginaire toujours déjà enfantin et d’un rapport naïf au monde. Dans cette constellation, qu’y lire ? Errance, plus qu’égarement, là où l’erre désigne l’élan acquis qui pousse dans une direction ; lancée qui atteint à un sens. La co-errance consonne alors comme seul lot de savoir possible.

Contre toute attente, il y aurait de la cohérence dans l’errance. Est-ce à dire que toute errance est déterminée ? Encore faut-il accepter de se mettre à l'(h)auteur de l’enfant, et de la plus sérieuse des questions, « Pourquoi ?« . Auteur de vue. Pour autant, l’artiste ne joue pas à l’enfant. Cet enfant qui, dans sa liberté de production et son autorité, est artiste par excellence. Prélude. Consentir au déplacement qui conduit du lieu du sens commun et tranquille de l’adulte, celui qui croit savoir, vers la proposition de la dissidence. Co-errer avec, être disposé à se laisser glisser vers une forme d’éloge du balbutiement, de la potentialité de l’ébauche et de l’étonnement comme éthique de celui qui se met à l’heure de l’école de l’enfant.

Vincent-Michaël Vallet, avec cette nouvelle proposition, poursuit sa geste artistique en proposant un parcours dans les collections de peintures du musée des Beaux-Arts de Rennes. Retrouverait-on ici ce verbe enfantin, buissonner ? Buissonner, soit, comme l’indique Frédéric Emprou (Portrait de l’artiste en buissonnier, Revue 303, n°141, 2016, p.72), partir à l’aventure ou prendre un chemin de travers(e). Au cours de déplacements entre les salles, on y découvre peintures, sculptures, collages, compositions ; déambulations et rencontres qui proposent une autre lecture de ce qui fait l’habitus du musée…

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L’identité, choix ou destin ?

Luis Iscovich

Notre contexte de discours, en France mais aussi ailleurs dans le monde fait de l’identité un facteur essentiel dans les choix de société au point que les politiques s’en servent pour décider des options économiques. Derrière l’identité se cachent souvent des préjugés sociaux, allant parfois jusqu’à la ségrégation. La question dès lors se pose sur ce que recouvre véritablement ce terme.
L’identité est-elle donnée par la génétique, la tradition, le lieu de naissance, l’histoire, l’éducation ? Sommes-nous déjà complètement déterminés avant notre venue au monde ou existe-t-il un choix possible ? 


Ce livre, en prenant appui sur ce que l’expérience analytique nous enseigne concernant les questions d’identité qui traversent toutes les analyses, se propose de contribuer à ce débat. C’est un fait que la psychanalyse, en distinguant la place de l’identification de ce qui fait identité, permet de mieux cerner ce qui serait une identité d’appartenance à un groupe, à une communauté, à un pays, d’une identité qui serait ce que chez chacun à de plus propre, de plus authentique. C’est ce qui nécessite de cerner ce qui est commun à tous et ce qui fait différence.
Un parcours théorique se dessine. Il reprend les point d’aboutissement de la théorie freudienne pour ouvrir à des questions cruciales sur l’identité sexuelle – qu’est-ce qu’un homme, qu’est-ce qu’une femme – et plus largement pour reprendre la question de savoir, comme le proposait Freud, que l’anatomie c’est le destin. 
Ce livre porte donc sur la question du choix, de la responsabilité, de l’autorisation. Il apporte des éclaircissements, ouvre à des questions et apporte quelques réponses.

Luis Iscovich

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Entretien avec Barbara Cassin

Dans le cadre de notre Première Convention Européenne, l’EPFCL-France a convié Barbara Cassin, philologue et philosophe française, pour un échange avec Elisabete Thamer autour de la question de l’exil.

Nous vous invitons à retrouver la vidéo (sous-titrée en espagnol et en italien) de cette rencontre sur le lien suivant :

https://www.youtube.com/channel/UCSig2Jd9pVXtiU4j2YeAMUQ

La commission d’organisation

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Lacan avec Wedekind – Une autre lecture de l’adolescence

Sous la direction de David Bernard

Une autre lecture de l’adolescencSous la direction de David Bernard

En 1974, à l’occasion de la mise en scène au festival d’Automne par Brigitte Jaques-Wajeman de la pièce de théâtre de Frank Wedekind, L’Éveil du printemps, traduite par François Regnault, Jacques Lacan écrivit une préface dont la densité est à la mesure du chantier qu’il poursuivit pour remettre la psychanalyse sur ses pieds. Revenir aujourd’hui à ce texte de Lacan, à ses surprises et à ses énigmes, est l’occasion de souligner son abord nouveau de l’adolescence, et ce que celui-ci nous enseigne pour la pratique et l’éthique de la psychanalyse. Parmi les différentes contributions de cet
ouvrage, nous trouverons notamment les témoignages et commentaires inédits de Brigitte Jaques-Wajeman et de François Regnault. Car c’est aussi une rencontre qui aura décidé de l’écriture de cette préface : « Il n’est rien que je ne fasse pour Brigitte », confia Lacan.


David Bernard est maître de conférences-HDR en psychopathologie à l’université Rennes 2, membre de l’Équipe d’accueil 4050 : « Recherches en psychopathologie, nouveaux symptômes et lien social ».
Il pratique la psychanalyse à Rennes et est membre de l’École de psychanalyse des forums du champ lacanien (EPFCL). Il est l’auteur de Lacan et la honte, paru aux éditions du Champ lacanien, 2011.

Ont contribué à cet ouvrage: Jacques Adam, Sidi Askofaré, Elise Aurin, David Bernard, Michel David, Gwénola Druel, Olivier Douville, Anaïs Frantz, Marie-Noëlle Jacob-Duvernet, Brigitte Jaques-Wajeman, Marie-José Latour, Alexandre Levy, Philippe Madet, Patrick Martin-Materra, Laurent Ottavi, Pascale Peretti, François Regnault, Sara Rodowicz-Slusarczyck, Marie-Jean Sauret, Annie-Claude Sortant-Delanoé.

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Poésie irakienne : Ali Thareb « Un homme avec une mouche dans la bouche »

Ali Thareb est né en 1988 en Irak, où il a grandi et vit toujours.

« Un homme avec une mouche dans la bouche » est son premier recueil de textes traduit et publié en français depuis peu et qui a obtenu le Prix des Découvreurs.

Poète et performeur, il fait partie d’un collectif de poètes Irakiens, la Milice de la culture. A travers des mises en scène de lecture de textes sur les lieux même du crime (champ de mines, cage de prisonnier, voitures piégées, …), La Milice de la culture vise à dénoncer l’horreur de la guerre et des pratiques de Daesch.

Ces poètes font le choix de rester dans leur pays et d’attraper par les mots un quotidien qui côtoie la mort.

Pour Ali Thareb, l’écriture poétique est vitale :

 « Elle me permet de me sauver et d’essuyer, ne serait-ce qu’un petit peu, le sang qui coule sur ma vie. […] J’essaie constamment d’ouvrir notre mort quotidienne avec toutes ses facettes, sur les limites du mot, le mot qui pousse non pas comme une rose mais comme une balle[1]. »

Recourir aux signifiants pour nommer l’horreur de la mort devenue banalité, n’est pas sans se cogner aux limites du symbolique.

Deux polarités semblent se dégager dans la démarche de ce poète : recourir aux mots pour évider le sang et la violence tout en se confrontant à la violence même du mot : tel une balle, qui file et percute.

L’écriture du poète est ancrée dans le quotidien et traversée de bout en bout par la perte.

« La mort nous menace chaque jour
et jusqu’ici nous n’avons rien commencé
ainsi sommes-nous depuis l’enfance
pas une fois je n’ai vu entre tes mains autre chose
qu’une poupée sans jambes
tu m’auras vu tant de fois
tirant des pierres sur mon cerf-volant
pendu aux câbles électriques
j’aurais tant aimé dessiner des cœurs
avec la buée
quand tu étais face à moi à la maison
une fenêtre nous séparait
mais nos fenêtres n’avaient plus de vitres[2]. »

Quant au titre, percutant, peut-il être éclairé à la lumière des différents poèmes ?

« Un homme avec une mouche dans la bouche ». Comment cette mouche s’est-elle retrouvée là ?

S’agit-il d’un cadavre, bouche béante ? Est-ce un homme qui reste « bouche-bée », sans mots pour nommer ce qu’il voit ? Ou, au contraire, un homme qui en parlant prend le risque qu’une mouche se faufile jusqu’à l’intérieur de l’orifice qui lui permet justement de l’ouvrir ?

« Soudain ta bouche tombe sur la table
tu restes calme sur la chaise
tu touches ta bouche appuies dessus
enfonces deux doigts de la main gauche
traces un cercle avec les gouttes d’eau
échappées du verre renversé
y piques plusieurs fois ta cigarette
à la fin elle ressemble à un insecte mort
tu l’entoures de cercles infinis
avec le sang qui coule de ton visage[3]. »

Dans ce poème, nulle bouche ouverte ou fermée, mais une « bouche » qui chute et du sang. Qu’est-ce que cela met en exergue ? Nulle parole ne peut émerger de ces lèvres rabougries jusqu’à la mortification. Pourtant, le poète trace par ses mots un contour qui borde et épingle quelque chose en creux. Ces « cercles infinis » circonscrivent-ils par le trait l’espace de ce qui ne peut être dit par la parole aérienne ?

Le 23 Avril prochain, Ali Thareb est l’invité de la Maison de la Poésie, avec sa traductrice, Souad Labbize, pour une rencontre autour de ce recueil.

[1] THAREB A., Un homme avec une mouche dans la bouche, Editions des Lisières, Corbières, 2018, 4ème de couverture.
[2] Ibid., p.55.
[3] Ibid., p.37.