Présentation

« Tu peux savoir » est le nom du site du pôle 9 Ouest de l’École de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien. Nous l’empruntons à Jacques Lacan, qui traduisit ainsi la formule latine Scilicet  dont il faisait en 1968 le titre de la revue de psychanalyse de l’École freudienne de Paris. « A qui ce tu s’adresse-t-il ? », demandait-il dans son introduction. C’est en effet dans le tu de la question, que gît la réponse, hier comme aujourd’hui.

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Tu peux savoir

Désir du théâtre – Entretien avec Sylvain Ottavy

A partir du travail réalisé au sein du séminaire collectif de psychanalyse de Rennes « Excentricités du désir », nous avons été à la rencontre de Sylvain Ottavy, comédien, metteur en scène et enseignant au conservatoire d’art dramatique et au théâtre de La Paillette à Rennes. Extérieures à cet univers du théâtre et à ses références, nous avons parcouru avec lui le chemin qui l’a amené à une rencontre pour lui décisive : celle avec son désir, désir du théâtre.

La parole à l’heur(t) du confinement

Conférence prononcée lors de la journée d’étude intitulée La parole à l’heur(t) du confinement, Saint-Brieuc, le samedi 31 janvier 2021.
 
 
L’offre d’une écoute est d’autant plus plébiscitée que l’on subit actuellement un isolement et une distanciation imposée. Que penser des réponses du social aux effets subjectifs liés à cette pandémie ?Suite

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Coup d'oeil

« Quel coup d’œil pouvons-nous jeter sur la subjectivité d’aujourd’hui ? »

« Subjectivité est un terme qui laisse entendre une interprétation particulière, s’opposant au dit « objectif ». La subjectivité est singularité qui sépare, voire l’expression de l’originalité de chacun – plasticien, cinéaste, écrivain, poète, metteur en scène, etc. Cette rubrique ne visera pas à établir un catalogue de ces expressions orphelines, mais à maintenir vivantes les questions inhérentes à la subjectivité. » Tel est le point d’origine de la rubrique et qui fait son actualité.

Il vous est ainsi proposé d’écrire un court texte à propos d’une œuvre, d’un livre, d’une exposition, d’un artiste… une écriture singulière, comme ça, venue d’un effet de surprise. Le comité Coup d’Œil poursuit cette démarche en introduisant une nouveauté : nous allons aussi, de temps à autre, lancer un mot, une citation, un thème… à partir duquel vous aurez la possibilité de proposer un texte qui prendra place dans la rubrique.

Coup d’Œil, nous l’envisageons comme un lieu, un espace d’accueil au travail d’écriture. L’orientation du comité est de faire place, pour qui le souhaite, à une intervention sous une modalité différente (aux côtés des séminaires, cours, journées, cartels…), à partir de son point de rencontre avec la psychanalyse : y mettre sa touche en quelque sorte. Nous vous lancerons donc de temps en temps un « truc », tel « un pavé dans la mare » (LACAN J., "Radiophonie", dans Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 416.), en prenant le risque du « flop », mais aussi à partir d’un effet de vague, du rebond-dire des un.e.s et des autres.

Alors n’hésitez à nous écrire et à envoyer vos propositions à l’adresse suivante : coupdoeil.pole9@gmail.com
Cédric Bécavin, pour le comité Coup d’Œil

Lacan : pour ce que j’en lis

Séminaire XIX : … Ou pire

Leçon 1

Puisque pire m’est toujours possible

Lorsque s’opaque le sens

Je m’en vais précieuse et canaille

Dans le vaste chant du monde

Mon verbe en lieu d’éventail percé 

Chasser au pas cité du Tout

Les ballons qui stellent mon ciel d’enfance

Disjointe à m’en écarteler

Me voici lettre parlante en x

Au centre du chas à sertir du Réel

Où il pénètre et passe

… Ou pire

Nulle vérité ailleurs qu’en le verbe évidé 

De la faille irréelle où je me tiens

Jaillit la dysphorie du rien d’après-langage

Où se forclot le mien discours

Qui s’empire de jouir en dire

Sans rompre en corps

Retiens-toi mon très cher

Au vertige élidé de la ponctuation

S’il n’y a pas de rapport sexuel

Et si la vérité ne peut que se mi-dire

Tout m’en ira de mal en jouir

Tandis qu’au pont de mon navire

Ta petite différence me pousse jusqu’au ventre

Mad machine que tu démontes à grands coups

Frappés au cœur du vide

Ça débraye 

Le Réel passe tout entier

Dans le ça qui me (t)roue jusqu’à la bêtise

D’un vain recommencement

Je mendie la vérité légère

Qui insiste quand θεό rit

Mais ma nasse trouée n’attrape

Ni homard ni sirène

Hormis les font-semblants

La langue châtre

Fait trou presque pas-Tout

Sinon quand ma jouissance sonore

Force l’excès au mot 

Il a fallu ce pire dont nul ne vient à bout

Moi moins encore tant enchaînée au(x) sens

Mais enchantée d’em-puter hourra le signifiant fallot

En balbutiant le discours de l’amour

Peut-être oui que bandée jusqu’aux yeux

Je jouirai dans l’absence

Qu’un supposé sachant serine

Tout de travers dans ses silences

Où mes drames palissent 

Je débrouille les liaisons en lignes de fuite 

Tandis qu’Un formule insistant

Une toute neuve logique pour appréhender le Réel

Mais tourner sept fois ma lalangue dans ta bouche

Laisse encore la faille indicible

Mon navire trouve toujours son cap au pire

À l’horizon inaccessible du langage

Qui garde homoizune fonction

En jouir ça va sans pire

S’il y a de l’Un sous le fagot

Qu’on le mette à feu et à sens

Qu’on y mette le feu à l’essence 

En restera ce pis-aller comme évidence

Qu’existe quelque chose

Hors de la portée des mots dits 

Intenable existence où tu ne peux ne pas 

Impuissance salée de la mer sémantique 

S’il faut tenter de vivre

Ailleurs qu’aux frontispices

Où sinon d’amourette à un autre

Haubane donc ma boucle dénouée corde qui danse

Fixe le point à l’envers de tout conte

De toute contingence

Là au profond où s’expériencent

Nos deux corps en discord

Tu me fis et me défais réelle 

Jusqu’au point du non-sens

Où le discours rompt π

Isabelle CrosSuite

Le par

Le pire comme cap

Cap à suivre pour être sûr, peut-être, de ne pas se fourvoyer. De ne pas céder à quelques sirènes dont les appâts s’avéreraient ne pas correspondre au descriptif. Avec le pire pas de risque de ce côté là ! On a entendu parler de plus blanc que blanc, mais pire que pire, cela reste à inventer.Suite

Le par

Beckett : Peintre de l’écrit-vain

Je me saisis du thème proposé, « le pire » ; avec pour sous-titre, que le pire, dans la cure analytique, n’est pas sans lien avec la condition de « rebut » du parlêtre.

Je m’en saisis par un retour à un texte de Samuel Beckett, « Cap au pire » de 1982.Suite

Le par
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Le pôle Ouest de l'Ecole de Psychanalyse des Forums du Champ Lacanien - France permet à chacun de trouver différentes modalités de travail pour penser son rapport à la clinique psychanalytique.

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