Le pire

« … Nous vous lancerons (donc) de temps en temps un « truc », tel « un pavé dans la mare1 », en prenant le risque du « flop », mais aussi à partir d’un effet de vague, du rebond-dire des uns et des autres2 ».

Alors allons-y. Le pire sera le thème de la première proposition, le pire, soit ce qui peut arriver de mieux en fin de compte lors d’une psychanalyse. Je cite Colette Soler lors de son cours du 2 décembre 2020 : « il y a bien une horreur de savoir quand ce qu’il y a à savoir c’est le pire et ça génère le recul du sujet. Le sujet à la fin il acceptera donc de savoir. Accepter de savoir, oui, mais quoi ? Accepter de savoir c’est pas un désir de savoir. Accepter, bon, on s’y fait. Mais quoi ? Lacan nous dit : qu’il est un rebut ». Est-ce que cela vous Un-ce-Pire ?

En janvier, il est d’usage de présenter ses vœux, nous vous souhaitons donc le pire, avec ses effets, une fois extrait…

Cédric Bécavin

1 « La métaphore et la métonymie (…) donnaient le principe dont j’engendrais le dynamisme de l’inconscient. La condition en est ce que j’ai dit de la barre saussurienne (…) comme ce qu’elle est pour Saussure, faire bord réel, soit à sauter, du signifiant qui flotte au signifié qui flue. C’est ce qu’opère la métaphore, laquelle obtient un effet de sens (non pas de signification) d’un signifiant qui fait pavé dans la mare du signifié », LACAN J., Radiophonie, Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p. 416.

2 cf édito de la rubrique Coup d’Oeil

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