Discorps
Discorps, un autre nom du corps du parlant, ici proposé et mis en exergue. Alternative au terme de parlêtre, du corps parasité par le langage, le discorps laisse entendre non seulement ce que le corps dit ou veut dire, mais aussi ce à quoi ledit corps est assigné, laissant entrevoir les enjeux d’une discorde autant que d’une discordance. Cette orientation nous amène à envisager non pas seulement le corps comme schéma corporel, enveloppe et siège des identifications, mais le corps comme lieu du nouage entre les registres du réel, du symbolique et de l’imaginaire, en quoi Lacan discerne la « faille épistémo-somatique »[1], faille sur laquelle le parlant se repose. C’est à partir du corps que l’objet petit a prend son statut, ce qui permet de saisir pleinement la portée du concept freudien de pulsion et de ses conséquences. Ici, nous aurons à tirer quelque enseignement des liens et des disjonctions entre jouissances du corps et découpages du signifiant.
[1] Aubry (Jenny), Lacan (Jacques), « La place de la psychanalyse dans la médecine », Conférence à la Salpêtrière, 16 février 1966.
Alexandre Lévy
en visio par Zoom (lien sur demande, contact : alexandre.levy@uco.fr).
- Date(s) : 12/11/2026
- Horaires : 12h30 - 14h30
- Lieu : Université Catholique de l’Ouest 3, Place André Leroy Angers