Le joueur de bulles de savon

Intervention de Christèle Guérin au séminaire collectif de psychanalyse, À quoi tu joues ?

Rennes, le 18 novembre 2021

« L’enfant auquel on a fait le cadeau se tient sur le balcon, fébrile, et suit des yeux les bulles de savon qu’il souffle dans le ciel à partir de l’anneau qu’il tient devant sa bouche[1] ». Tels sont les mots préambulaires sur lesquels s’ouvre le premier volet Bulles du philosophe et essayiste Peter Sloterdijk.

De fait, quel enfant n’a pas été un jour fasciné par le mystère de ces bulles de savon, lesquelles se forment, s’échappent, s’envolent, puis s’évanouissent ? Ou encore n’a pas tenté de saisir, dans cet « essaim de petites bulles jaillies vers les hauteurs[2] », l’une d’elles avant qu’elle ne disparaisse ?

Pourtant, face à l’offre de jeux d’enfants toujours plus sophistiquée, on peut s’étonner de la fascination que continue d’exercer ce jeu auprès des petits et parfois des plus grands[3], fait de trois fois rien… quoique… de la rencontre de l’air et de l’eau, aux sources de la vie, et du savon dont on entend déjà l’équivoque, en référence au savoir insu du sujet. J’y décèle une raison suffisante pour s’y arrêter et tenter de saisir en quoi ce jeu de bulles et ses déclinaisons consisterait pour le sujet à jouer le jeu du désir, du désir de l’Autre.

En effet, si la bulle de savon à l’instar du désir demeure insaisissable, se peut-il qu’elle contienne sa cause, l’objet a ? Pour tenter de répondre, je m’appuierai sur un passage du séminaire Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, dans lequel Lacan, en 1965, fait du jeu « la forme […] exemplaire […] de la spécification du désir[4] » et ajoute « le désir n’étant rien d’autre que l’apparition de cet enjeu, de ce (a) qu’est l’être du joueur, dans l’intervalle d’un sujet divisé entre son manque et son savoir[5] ». Mais pour commencer…

De cette bulle, que savons-nous ?

Le site de la Cité des Sciences et de l’Industrie la définit comme « un mince film d’eau retenu par une pellicule de savon formant une sphère[6] ». Seulement, ne manque-t-il pas ici une indication précieuse ? Comment cette « chose scintillante[7] » prendrait-elle son envol sans l’air du souffleur ?

Aussi, de la physique à la psychanalyse, je saute à pieds joints dans le champ freudien en m’emparant du jeu du Fort-Da, devenu l’illustration éloquente de la symbolisation primordiale, jeu auquel le petit-fils de Freud s’adonnait en l’absence de sa mère. Dans un premier mouvement, l’enfant jetait au loin une bobine retenue par un fil et, là où dans un second temps Ernst ramenait cette petite balle à lui, le souffleur de bulles réitère lui aussi son jeu, dès l’instant d’après l’éclatement de la bulle.

J’en arrive donc à me rapprocher de la thèse que fit Lacan de ce jeu dans son séminaire Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse. Que nous livre-t-il à propos de la bobine ? Qu’elle ne symbolise pas la mère, mais l’effet produit par son absence, soit ce petit bout qui se « détache[8] » de l’enfant « tout en étant encore bien à lui, encore retenu[9] », et en même temps le désigne comme sujet.

Dès lors, que perdrait l’enfant dans le jeu de bulles de savon ? Pour Lacan, la bulle est une « forme[10] », dont, dit-il, « nous ne pouvons avoir le soupçon qu’il y ait autre chose que la bulle[11]». Ainsi, par cette précision, nous laisse-t-il entrevoir qu’à l’intérieur de cette enveloppe, une petite quantité d’air, émanant du souffle de l’enfant, est bel et bien retenue ? Et pendant ce court voyage de la bulle, le « petit artiste[12] », avance le philosophe, est « authentiquement hors de soi – auprès d’elle et en elle[13] ». S’inviterait alors la raison pour laquelle l’enfant escorte de son regard la bulle « vagabonde[14] » jusqu’à ce qu’elle se dissolve « dans le néant[15] », car comme le précise Lacan, « le propre de la bulle, c’est de s’évanouir[16] ».

Comment le comprendre ? D’abord, l’« exhalaison[17] » de l’enfant qui « s’est détachée de lui[18] » incarnerait-elle l’objet a, soit cet « éclat du corps[19] », nommé joliment par le philosophe « l’âme du souffleur[20] » ? Autrement dit, se peut-il qu’au moment même où la bulle éclate, choit le reste de la division du sujet, l’« âme errante [21] » ?

En second lieu, je poursuis le parallèle avec le petit Ernst scandant son « oooo », dès l’instant où la bobine disparaît de sa vue, avec le moment même de l’évanouissement de la bulle, où l’enfant émet un « son qui est à la fois un soupir et un cri jubilatoire[22] », ajoute le philosophe. Seulement, si l’enfant de la bobine manifeste davantage sa joie au moment où réapparaît la petite balle, comme l’observe Freud, le souffleur de bulles éprouve une jubilation quand la bulle disparaît. Au Fort s’oppose le Da ; au souffle[23] s’opposerait non pas le son du soupir mais la joie manifeste de l’enfant.

Qu’en déduire ? Il semblerait que le « petit magicien[24] », sous l’effet du « vent de la castration[25] », soit pris dans la dynamique de répétition, le conduisant à prolonger « inlassablement[26] » ce jeu pour que « renaisse son désir[27] », lequel est désormais plus encore « désir de ce désir[28] », suspendu au manque, suspendu à ces incessants « espoirs qui éclatent[29] », sans qu’aucun globe évanescent ne parvienne à le satisfaire.

Car que cherche l’enfant dans la réitération de ce jeu ? Lacan le dit en ces mots : « la primauté de la signifiance comme telle[30] », laquelle ne peut être retrouvée du fait même du premier éclat[31] signifiant marquant le corps jouissant de l’enfant. Dès lors, le petit sujet barré via ce jeu de bulles jouerait-il avec sa propre perte, laquelle serait non seulement « rabattue[32] » dans le jeu, mais en constituerait désormais le véritable enjeu dont parle Lacan, soit ce « (a) de l’être du joueur » ?

Du nouveau dans les jeux de plein air

C’est ainsi que face à cette impossibilité de retrouver cette signification première, l’enfant en grandissant va chercher à intégrer « du nouveau[33] » dans son jeu. Il lui plaira, non plus seulement de faire des bulles, mais de les éclater lui-même, puis il tentera d’en faire une plus grosse que la précédente. Pour autant, toute nouvelle activité ludique lui procurant un plaisir renouvelé ne viendra finalement que voiler la signifiance visée par la répétition.

Raison pour laquelle bientôt l’enfant se lassera du jeu de bulles, désirant Autre chose. D’autres jeux de plein air ne manqueront pas de s’inviter et de s’inventer au gré de son inspiration, tel le cerf-volant[34], lui aussi relié à un fil, dont Roger Caillois dans son essai « Les jeux et les hommes[35] » nous rappelle d’ailleurs l’origine sacrée : « le cerf-volant […] figurait en Extrême-Orient l’âme extérieure de son propriétaire resté sur le sol mais relié magiquement […] à la fragile armure de papier livrée aux remous des courants aériens[36] ». Dès lors, et comme l’avance le sociologue, le jeu serait-il le « résidu[37] » d’une « culture[38] », tel qu’en témoigne l’écrivain Khaled Hosseini dans son roman Les cerfs-volants de Kaboul[39] ?  Le ciel est devenu le terrain de jeu où les participants se livrent à un tournoi de cerfs-volants, dans lequel le véritable enjeu n’est pas tant de couper le fil des adversaires que de s’emparer du dernier cerf-volant tombé, « l’objet de toutes les convoitises[40] », nous dit l’auteur, soit l’objet de fascination au caractère à la fois fragile et précieux, en tant qu’il incarnerait le phallus. Sauf à dire que le phallus est un signifiant, le signifiant du désir, car « l’objet, c’est d’abord ce qui manque[41] », rappelle Colette Soler, et ce, sous l’effet de la castration.

Et bien que Khaled Hosseini relève l’absence de toute règle dans ce jeu volant, Lacan nous dit pourtant que « le propre du jeu c’est toujours – même quand elle est masquée – une règle[42] ».

Ainsi, à la question portant le titre de ce séminaire, « A quoi tu joues[43] ? », présiderait la question : « A qui tu joues ? » Je m’empare de nouveau du jeu de bulles pour tenter d’éclairer ce point.

L’enfant ne souffle-t-il pas les mots de l’Autre ?

En effet, « si l’enfant insuffle sa respiration aux bulles de savon […], qui auparavant a déposé son souffle en l’enfant qui joue[44] ? », interroge Peter Sloterdijk.

Comment ne pas entendre, outre le souffle indispensable à toute vie, le souffle particularisé du désir de l’Autre à l’endroit de l’enfant. De fait, quand celui-ci fait son entrée « dans le grand jeu humain[45] », c’est d’ores et déjà en tant qu’objet petit a, cause du désir de deux êtres parlants « qui ne s’entendent pas parler[46] », lesquels lui ont pourtant insufflé la singularité de leur histoire dont il portera la marque. En cela, le joueur est mis en jeu bien avant sa naissance et « se sait le déchet de quelque chose qui s’est joué ailleurs[47] », qu’il ne manquera pas d’interroger à l’occasion, via son symptôme, ou les mots de l’Autre « qui errent au-dessus des autres[48] ». A ce titre, la comédienne Bulle Ogier[49], laquelle « a grandi sans père[50] », confiera : « c’est mon surnom, que j’ai depuis que je suis née […], parce que lorsque ma mère était enceinte, son frère lui disait : “comment va ta bulle[51] ?” ». On entend évidemment ici la référence sphérique[52] à l’enveloppe utérine, mais aussi comment l’enfant est pris dans les signifiants de l’Autre maternel. Par la suite, du jeu sur les planches, Bulle Ogier dira « sur scène […] on creuse, ce qu’on ignore être[53] », et c’est seulement à quelques mois du dernier soupir de sa mère, à laquelle elle vouait un « amour inconditionnel[54] », qu’elle cherchera des réponses : « J’avais envie qu’elle me parle d’elle, mais aussi peut-être de moi. Mais je ne lui ai posé aucune question […]. J’aurais aimé en savoir un peu plus sur qui je suis », et d’ajouter : « Je partirai dans ce flou[55] ».

Alors, et de façon plus générale, quand bien même le souffle d’une mère sur le bobo de son enfant a valeur symbolique de son amour, rien, pour autant, ne vient l’assurer de son être, car l’Autre est aussi « marqué de la barre qui le divise[56] ».

Ainsi, face aux énigmes de l’existence concernant sa naissance ou encore son sexe, le jeu constituerait-il pour tout enfant une façon de « faire prendre l’air à ses questions[57] » ? En cela, d’un jeu à l’autre, le petit joueur trouvera à y construire ses histoires infantiles, lesquelles recèlent un « fragment de vérité[58] », souligne Freud, là où il reste un impossible à dire et à savoir. Autrement dit avec Lacan : « l’impasse sexuelle secrète les fictions qui rationalisent l’impossible dont elle provient[59] ».

Enfin, et pour revenir à mon questionnement initial : le jeu est-il la forme exemplaire de la spécification du désir ? Et la bulle contient-elle l’objet a, cause du désir ? Dans l’aire de jeu[60], le joueur de bulles ne sait pas qu’il est lui-même l’enjeu du jeu, l’objet chu du désir de l’Autre. Est-ce la raison pour laquelle le jeu de bulles à l’instar de tout jeu « est un fantasme rendu inoffensif[61] », comme nous l’indique Lacan ? La bulle, telle « l’étoffe du désir[62] », s’éloigne du sujet, vole…, vole…, insaisissable, laissant le joueur divisé entre son manque et son savoir inconscient, dont Lacan dira qu’il « en [sait] plus long qu’il n’en a l’air[63] ».

 

[1] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, Paris, Editions Fayard, coll. Pluriel, 2021, p.19.
[2] Ibid.
[3] Oury J., « toujours naïvement admiratif des bulles de savon », s’intéressera à la structure de la bulle en assistant au cours de physique-chimie d’Edmond Bauer en 1946, dont il témoigne dans « La Borde, c’est une bulle de savon », Séminaire de La Borde du 18/04/2009 dans Vie sociale et traitements, 2009/3 (n° 103), p.25-31.
[4] Lacan J., Le Séminaire Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, inédit [1964-1965], leçon du 19/05/1965.
[5] Ibid.
[6]https://www.cite-sciences.fr/fr/au-programme/lieux-ressources/bibliotheque/enfants-familles/activites/1-jour-1-activite/on-fait-des-bulles/La Définition originale : la bulle est un mince film d’eau retenu par une pellicule de savon formant une sphère et dont la surface présente des couleurs chatoyantes à la lumière.
[7] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.20.
[8] Lacan J., Le Séminaire Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, Paris, Seuil, [1964] 1973, p.60.
[9] Ibid.
[10] Lacan J., Intervention à Bruxelles le 26/02/77, publiée dans Quarto (supplément belge à La lettre mensuelle de l’Ecole de la Cause Freudienne), 1981, n° 2.
[11] Ibid.
[12] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.21.
[13] Ibid.
[14] Lacan J., Le Séminaire Livre XV, L’Acte psychanalytique, inédit [1967-1968], leçon du 15 mai 1968.
[15] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.21.
[16] Lacan J., Intervention à Bruxelles le 26/02/77, op. cit.
[17] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op.cit., p.21.
[18] Ibid.
[19] Lacan J., « La Troisième », La Cause Freudienne n° 79, 10/2011, p.21.
[20] Ibid.
[21] Lacan J., Le Séminaire Livre XV, L’acte psychanalytique, op. cit., p.113. En référence au mythe d’Er de Platon : les âmes, de quitter le corps, errent dans un hyperespace avant de trouver à se loger ailleurs « selon leur goût ».
[22] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.19.
[23] Pourquoi une bulle est sphérique ? L’air emprisonné à l’intérieur « pousse » pour sortir ; la molécule de savon présente une tête hydrophile et une queue hydrophobe qui prend l’eau en sandwich
[24] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.21.
[25] Lacan J., Notes préparatoires à la séance du 9 juin 1971 du Séminaire D’un discours qui ne serait pas du semblant, dans Bulletin de l’Association Freudienne n° 54 de septembre 1993, p.13-21. et dans Une bévue n° 8/9 printemps/été 1997.
[26] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.20.
[27] Lacan J., « Le discours de Rome », Autres écrits, Paris, Seuil, 2001, p.163.
[28] Ibid.
[29] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.20.
[30] Ibid. La signifiance se définit comme l’advenue du sens du système signifiant.
[31] « Faire des bulles », expression familière, consiste à « faire un éclat », selon le dictionnaire Larousse.
[32] Lacan J., Le Séminaire Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, inédit [1964-1965], leçon du 19 mai 1965.
[33] Lacan J., Le Séminaire Livre XI, Les quatre concepts fondamentaux de la psychanalyse, op. cit., p.60.
[34] En langue allemande, cerf-volant se traduit par drachen, soit dragon.
[35] Caillois R., Les jeux et les hommes, Paris, Folio Essais, 2003.
[36] Ibid., p.126.
[37] Ibid.
[38] Ibid.
[39] HOSSEINI K., Les cerfs-volants de Kaboul, Paris, Ed. 10/18, 2006.
[40] Ibid., p.65.
[41] Soler C., L’objet a de Lacan, ses usages, dans Champ Lacanien 2007/1 (N°5), p.77-84.
[42] Lacan J., Le Séminaire Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, op. cit., p.218.
[43] Séminaire collectif de psychanalyse « A quoi tu joues ? », EPFCL Pôle Ouest, 2021/2022.
[44] Sloterdijk P., Bulles, Sphères I, op. cit., p.21.
[45] LACAN J., Le Séminaire Livre XVII, L’envers de la psychanalyse, Paris, Seuil, [1969-1970] 1991, p.87.
[46] Ibid., p.19.
[47] Lacan J., Le Séminaire Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, op. cit., p.220.
[48] Bobin C., Souveraineté du vide, lettres d’or, Paris, Folio, 1995, p.35.
[49] Ogier B., Diatkine A., J’ai oublié, Paris, Seuil, coll. Fiction et Cie, 2019, p.92.
[50] Ibid., p.110. Bulle Ogier est Marie-France Thielland pour l’État-civil. Son père, doutant de sa paternité, lui refusera son nom à la scène. Bulle Ogier portera celui de sa mère. Amie de Duras, la comédienne rencontrera également Jacques Derrida, Felix Guattari, et dira regretter de ne pas avoir fait d’analyse.
[51] A voix nue, France culture, 9/02/2010, https://www.franceculture.fr/cinema/bulle-ogier.
[52] Lacan associe la sphère à l’œuf en prenant appui sur le mythe de la sphère d’Aristophane, dans Le Banquet de Platon.
[53] Ogier B., Diatkine A.., J’ai oublié, op. cit., p.92.
[54] Ibid., p.11.
[55] Ibid., p.166.
[56] Lacan J., Le Séminaire Livre VI, Le désir et son interprétation, Paris, La Martinière, [1958-1959] 2013, p.446.
[57] Bobin C., La folle allure, Paris, Gallimard, coll. NRF, 1995, p.86.
[58] Freud S., « Les théories sexuelles infantiles » in La vie sexuelle, Paris, Folio essais, 1989, p.19.
[59] Lacan J., « Télévision », Autres écrits, op. cit., p.532.
[60] L’aire de jeu, le plateau de jeu, le terrain de jeu, le tapis de jeu, autant d’espaces témoignant d’une limite, d’une entrée et d’une sortie de jeu, où l’enjeu, soit l’être du joueur, suppléerait au réel du sexe. L’aire transitionnelle de Winnicott pourrait-elle se rapprocher de l’aire de jeu du sujet dans son rapport à l’Autre ? D’ailleurs, Lacan a pu dire de l’objet transitionnel de Winnicott qu’il était l’invention de l’objet a, soit un reste, tel le doudou de l’enfant, qu’il nommera « la bribe de lange, le tesson chéri » dans Ecrits II, Paris, Seuil, coll. Points, 1971, p.175.
[61] Lacan J., Le Séminaire Livre XII, Problèmes cruciaux pour la psychanalyse, op. cit., p.221.
[62] Lacan J., Le Séminaire Livre XIV, La logique du fantasme, inédit [1966-1967], leçon du 16/11/66.
[63] Lacan J., Notes préparatoires à la séance du 9 juin 1971 du Séminaire D’un discours qui ne serait pas du semblant, publiées dans le supplément gratuit réservé aux abonnés de l’Unebévue n° 8/9 printemps/été 1997. La citation originale est : « que l’inconscient en sache plus long qu’il n’en a l’air ».

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