(05/10/2024)
Espace psychanalyse institution

Espace psychanalyse institution

Journée d’étude avec Antoine Chouan, Jean-Jacques Gorog, Stévan Le Corre, Alexandre Lévy et Alain Vanier

 Le samedi 5 octobre, à Rennes (lieu à venir)

Inscription possible en présence et par Zoom

Argument

Pourquoi s’intéresser à ce triptyque aujourd’hui, « espace, psychanalyse, institution » ? Les constats inquiets et désabusés d’une psychanalyse mise au ban des institutions ne manquent pas, dressant un funeste tableau de notre époque et de nos pratiques. En sommes-nous si sûrs ou sommes-nous nostalgiques d’un paradis perdu, d’une époque où la psychanalyse aurait disposé des clés des institutions et aurait eu droit de cité ?

Y est-elle tout bonnement entrée ?

Des tentatives, des lieux pour vivre telle l’École expérimentale de Bonneuil de Maud Mannoni ou encore l’expérience de Fernand Deligny dans les Cévennes, ont donné lieu à des pratiques singulières auprès des dits silencieux, de ces enfants qui ne parlent pas, à partir des oscillations et utilisations de l’espace. À côté de ces lieux jouant avec la liberté de circuler, qu’en est-il du lieu asilaire, de cet usage de l’espace si particulier de la psychiatrie, à travers la contention des corps et la fermeture de portes ?

Ici, l’espace n’échappe sans doute pas à un certain usage du pouvoir, le réduire ou l’ouvrir, ni même à la logique capitaliste où l’espace en plus ou en moins sera coordonnée au pouvoir d’achat. Acheter de l’espace. Michel Foucault l’énonce ainsi en 1967 : « L’époque actuelle serait plutôt l’époque de l’espace ».

Concernant Lacan, l’avènement de l’espace est effet du langage. Aussi, l’espace ne se parle qu’à partir de la dimension signifiante, de l’opposition du « ici » et du « là-bas », tout comme le premier trait déposé sur le dessin constituera le commencement de tout espace. Dès lors, l’institution ferait-elle suppléance à l’absence de cet effet du langage ? « Je fus comme un enfant qui joue à cache-cache et qui ne sait pas ce qu’il craint ou désire le plus : rester caché, être découvert1 ».

D’un côté l’être parlant est un être de passage, passant « d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espace2 », de l’autre un être dit hors langage, ce gamin-là, nous conduit à réinterroger, à réinventer cet espace démarqué par les mots.

Ainsi la manière dont se constitue l’espace indique-t-il un certain rapport au langage ? Le parlant ou l’infans pourrait-il être pensé à partir de cette si belle expression de Georges Perec comme un usager de l’espace ?

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1 Georges Perec, W ou le souvenir d’enfance, Paris, Éditions Gallimard, coll. « L’Imaginaire », 1975, p.18.
2 Georges Perec, Espèces d’espaces, Paris, Éditions Galilée, 1974, « Prière d’insérer ».

Inscription (en présence ou par Zoom)

Tarif plein : 30€
Tarif réduit : 15€

  • En espèces sur place (pré-inscription obligatoire par bulletin d’inscription)
  • Par chèque à l’ordre de Association Phénix par voie postale (Bulletin à retourner à Margot Pourrière-Faure 30, quai Duguay Trouin 35000 Rennes)
  • En ligne via HelloAsso

Journée organisée dans le cadre des activités du Pôle Ouest de l’Ecole de psychanalyse des forums du champ lacanien – France

Paloma Bouvarel, Margot Pourrière-Faure & Rossella Tritto

Carte non disponible
  • Date(s) : 05/10/2024
  • Horaires : 9h00 - 18h00
  • Lieu :