Usages du corps, fonctions de la douleur

Article paru dans la revue PLI n° 8 (revue de psychanalyse de l’EPFCL-France pôle Ouest) à partir d’une intervention présentée au Collège de Clinique Psychanalytique de l’Ouest le 15 décembre 2012 à Morlaix.

 

« L’homme de base se définit ainsi : il a un corps et il n’en est qu’un. C’est l’avoir ce corps pas l’être, qui le caractérise. Avoir un corps, c’est pouvoir faire quelque chose avec. L’homme a un corps, il parle avec son corps. »[1]

Partant de la rencontre avec deux patientes dont le corps, au centre de leur plainte, subit de multiples opérations chirurgicales, je me suis intéressé à la douleur qui les accompagne au quotidien. La multiplication des interventions sur le réel du corps et la permanence de la douleur poussent en effet à s’interroger sur la fonction psychique de ces opérations chirurgicales et sur le décalage entre la demande qui ne cesse pas de se formuler du côté du corps, et la réponse réelle de la médecine qui ne satisfait pas cette demande. Si la demande de ces patientes s’articule autour du même objet, le corps, la douleur ne recouvre pas pour elles deux, me semble-t-il, la même fonction. Pour Lacan le corps est le résultat d’une construction complexe, du nouage des trois dimensions : imaginaire, symbolique, et réel.

Pour certains sujets ce nouage rate et l’identité n’est plus assurée, la sensation d’existence semble précaire et il leur faut parfois recourir à des phénomènes, expériences de corps permettant de pallier ce ratage du nœud[2]. La douleur, expérience subjective qui ne peut pas toujours trouver de réponse dans le savoir médical peut avoir cette fonction. Aussi on peut détourner le cogito en un « j’aimal donc je suis » pour les patients souffrant de douleurs chroniques. C’est ce que démontrent, il me semble, chacune à leur façon, ces deux patientes. À la différence d’autres patients eux aussi multi opérés ―je pense notamment à une patiente paranoïaque opérée 17 fois pour une endométriose supposée, objet de son délire hypocondriaque― ici le diagnostic de structure n’apparaissait pas évident et a alimenté mon questionnement.

Mme A., la douleur comme compagnon

Le rapport à la douleur de Mme A. illustre cette nécessité de trouver une solution pour pallier le défaut de nouage. Cette patiente vient en rééducation suite à une opération de la hanche. Elle en évoque les circonstances : lors de son réveil postopératoire, elle constate de multiples hématomes et dents cassées. L’équipe met en avant un réveil difficile et une grande agitation ayant également provoqué une luxation de sa hanche. Elle est suspicieuse quant à cette version. Elle apprend en effet par son chirurgien, peu après, qu’elle est tombée lors du transfert en salle de réveil, et que l’équipe a tenté vainement de lui réinsérer la tête fémorale dans le cotyle sans nouvelle anesthésie, et sans faire appel au chirurgien. Ce dernier lui dit de porter plainte, ce qu’elle refuse de faire, lui demandant de mettre des blâmes à son équipe.

Elle se confie rapidement sur son passé de femme battue. Après vingt années passées auprès de son mari violent, elle parvient à s’extraire de cette situation.  Elle change de région et trouve un travail habituellement occupé par des hommes, dans lequel elle met à mal son corps par des tâches difficiles. Commence alors un parcours chirurgical qui se poursuit aujourd’hui encore. Elle a subi neuf opérations orthopédiques en trois ans et demi. Après avoir été battue, son corps est maintenant malmené et multi-opéré. C’est lorsque les violences subies ont disparu que son corps se trouve soumis à diverses interventions chirurgicales. Après quelques semaines de suivi, elle avoue penser que l’Autre lui veut du mal et ce, depuis sa naissance. Elle n’a pas été désirée, est « née fille », ce qui ne convenait pas à sa mère qui en a fait un objet de maltraitance. Objet de maltraitance, c’est sa position dans l’existence, comme en attestent les nombreux incidents dont elle est victime lors de son séjour à la clinique (erreurs sur ses plateaux repas provoquant des œdèmes de Quincke, entorse du poignet dans l’ascenseur, fracture de la hanche provoquée par la chute d’une autre patiente…). Par ailleurs elle prend le risque d’aggraver ses blessures en ne tenant pas compte des recommandations médicales.

Une gêne nécessaire à la consistance du corps

La rééducation est difficile, on peut à peine la toucher, mais elle ne veut pas prendre d’antidouleurs pour ne pas cacher, masquer la douleur : « ça ne guérit pas » et ainsi ressentir son corps. Parfois il s’agit pour elle de faire attention de ne pas se faire mal de nouveau, à d’autres moments elle témoigne d’une forme de laisser-tomber du corps lorsque, bien qu’elle sache s’être cassée quelque chose, elle ne consulte pas de médecin. Elle évoque les fluctuations du ressenti, parle d’insensibilité, d’absence de douleurs, tout en évoquant une gêne permanente. Elle explique ce rapport à la douleur par son histoire. Depuis le plus jeune âge, elle a dû taire sa douleur.On peut faire l’hypothèse qu’ici la douleur a pour fonction de donner consistance au corps. Le corps, seule consistance du parlêtre nous dit Lacan, support de l’imaginaire qui doit impliquer la jouissance, le réel, qui se manifeste ici par cette gêne. L’imaginaire, la forme ne suffit pas, il faut y adjoindre la présence constante de la sensation car « l’élément imaginaire ne demande qu’à s’en aller »[3].

Son rapport au corps écarte ainsi la possibilité de la santé, définie comme le silence des organes, qui conduirait à l’inconsistance et peut-être même à la mort du sujet. Pour Mme A. la permanence de la sensation permet d’assurer la consistance du corps et le sentiment d’existence. Elle n’a de corps qu’au prix de le faire sentir (de le faire maltraiter), et ainsi de « maintenir une certaine densité subjective »[4]. Cette expérience corporelle lui permet de traiter le «désordre provoqué au joint le plus intime du sentiment de la vie »[5] par un rapport à la jouissance cadrée, localisée. Elle trouve dans cet usage du corps de quoi lester son ego[6], défini par Lacan comme l’« idée de soi comme corps »[7].

Mme B., un cas exceptionnel, une tentative de nomination

Mme B. aussi est au prise avec une douleur constante l’ayant conduite à de multiples opérations. Elle entre à la clinique à la suite d’une intervention chirurgicale rendue nécessaire par la présence de douleurs cervicales associées à des fourmillements au niveau du membre supérieur, irradiant jusqu’au niveau des épaules.

Le dossier précise que les suites post opératoires immédiates sont tout à fait favorables et que la patiente a présenté un syndrome anxio-dépressif. Durant cet épisode, sont également mentionnés des troubles alimentaires, avec une anorexie relativement importante. Bien plus tard, elle me dira « quand j’ai des soucis, je ne peux rien manger », « Je me venge sur moi-même, c’est à moi que je fais mal ». C’est la tristesse provoquée par la perte de son chien quelques semaines plus tôt qui conduit l’équipe à me proposer de rencontrer cette femme d’une soixantaine d’années. Dynamique, très courtoise et coquette, elle se présente avec un chien en peluche affublé du collier de son chien décédé.

Lors des premiers entretiens elle parle essentiellement de la mort de ce dernier. Elle évoque ses appréhensions quand au retour à domicile, la solitude et la nécessité de réorganiser une vie jusqu’alors rythmée par les sorties et promenades avec ce chien qui lui offrait un lien avec l’extérieur, un lien social, puisqu’à l’occasion, elle engageait la discussion avec d’autres propriétaires de chien. Elle pourra dire plus tard que la mort de son chien réactive la douleur liée aux décès de son père par pendaison et de son frère, sans en dire beaucoup plus sur ces évènements. Le collier du chien qu’elle garde alors près d’elle lorsque je la rencontre, pouvant alors évoquer celui de la pendaison, façon de prendre l’objet sur elle.

Restée vivre avec ses parents jusqu’à leur décès, elle n’a jamais vécu en couple et n’a connu qu’un amour dans sa vie. Cet homme vient chaque semaine depuis qu’elle a été opérée, mais elle craint qu’une fois sortie de la clinique il ne revienne plus la voir. Leur relation a été entrecoupée de ruptures, parfois longues de plusieurs années. Ils ont eu leur première relation sexuelle alors qu’elle avait 35 ans et était vierge. Elle n’a jamais voulu faire sa vie avec un autre homme, sans savoir pour autant ce qui lui plait chez celui-ci. « Une vie gâchée » conclut-elle. Cette relation l’aurait-elle préservée de son désir tout au long de sa vie, le maintenant insatisfait, et ainsi toujours présent ? De cette position subjective, elle  semble en tout cas ne rien vouloir en savoir et n’interroge pas ce type d’investissement, ce choix d’un amour impossible, restant du coté du constat et non de l’élaboration.

Permanence de la douleur

Elle parle peu de l’opération subie, mais revient sur les circonstances qui l’ont amenée. Elle est tombée « comme paralysée », ce qui pour elle représente la figure du pire, depuis qu’elle a vu un reportage sur un jeune homme paralysé. A la paralysie, dit-elle, elle préfère la mort. De la mort il en sera d’ailleurs question à la fin de son hospitalisation, lorsqu’elle me relate ses tentatives de suicide. L’une d’elle vient à la suite d’une dispute entre ses parents. Alors que sa mère fuyait en menaçant d’aller se jeter d’un pont, Mme B. partit à sa recherche, et ne la trouvant pas avala un flacon de médicaments. Cela témoigne de son rapport particulier à l’autre, happée par ces images que représentent sa mère, ou le jeune homme.

Elle situe précisément l’apparition des douleurs au moment où elle se retrouve pendant une semaine du matin au soir au chevet de sa mère dans une chambre d’hôpital. Sa mère n’avait pourtant « rien de grave, mais c’était comme ça dans la famille, quand quelqu’un était hospitalisé, il fallait qu’il y ait toujours du monde », sorte de tradition familiale. Assise à regarder et à parler avec sa mère, elle est « coincée », dans un ennui interminable, et c’est alors qu’apparait le mal de dos. Son médecin lui dit qu’elle s’est sûrement « coincée » le dos… mais les mots ne jouent pas pour elle, pas d’association, pas d’élaboration sur l’équivoque signifiante. Par ailleurs, être alité est le moyen de n’être jamais seul dans cette famille, ce que reproduit Mme B. avec son ami, présent à ses côtés, jusqu’à ce qu’elle sorte, pense-t-elle savoir.

Rapidement son discours se centre sur ses douleurs, intenses, et sa souffrance morale sans pour autant que cela ne transparaisse dans sa présentation. Elle se sent tendue et en colère, mais rationnalise « Je suis comme ça, c’est mon caractère ! » rabattant ainsi la cause à une explication qui ne se discute pas et ajoute « je ne peux pas me plaindre… ». Son discours prend parfois des contours hystériformes, dans des plaintes que rien ne peut satisfaire, où aucune issue ne parait possible. Par ailleurs l’appréhension de la sortie, plusieurs fois retardée, se traduit par des plaintes concernant le traitement qui la fatigue beaucoup, des craintes d’être réopérée (en dépit des résultats de l’IRM) qui prennent à l’occasion l’allure de points de certitude.

« Identification immédiate » [8]

Lors des entretiens, elle évoque souvent sa mère, tombée malade à la suite de l’accouchement. Mme B. « ne voulait pas sortir », et le médecin en « la tirant » hors du ventre de sa mère casse deux ou trois vertèbres à cette dernière, ce qui lui vaudra une opération et un alitement pendant un an. Elle connaitra ensuite une vie marquée par les problèmes physiques. Mme B. est traumatisée par les circonstances de sa naissance, et si elle se sait non responsable de la maladie de sa mère, elle se sent toujours coupable, sorte de faute originelle.

Elle décline les douleurs corporelles de sa mère et les siennes, nous ramenant aux propos de Freud sur l’identification aspirant « à rendre le moi propre semblable à l’autre pris comme modèle », elle est « la forme la plus précoce et la plus originaire du lien affectif »[9]. Ici l’identification à sa mère se dessine comme une sorte de copier-coller que rien ne semble venir dialectiser. Comme si l’axe a-a’ n’avait pas été médiatisé évoquant alors le « besoin curieux de s’identifier […] jusqu’à somatiser, summum de l’identification », selon  l’expression de J. Guir[10]. Faut-il voir dans cette identification la valeur de symptôme[11] se constituant pour soulager la culpabilité liée au traumatisme de la naissance ? Ou s’agit-il davantage de l’indice de l’échec du stade du miroir ?[12]

« Ma mère ne m’aimait pas », dit Mme B., sa mère elle-même n’était pas aimée par sa grand-mère. Elle avait un frère jumeau, préféré dès le jour de la naissance[13]. Selon Mme B., sa mère a reproduit le même schéma. Le fait d’être une fille ne comble pas le désir de sa mère d’avoir un garçon. L’anorexie par l’effacement des insignes de la féminité n’aurait-elle pas pour fonction de réparer cette « erreur » de la génétique et de tenter de se faire une place dans le désir de sa mère ? Elle n’a pas eu d’enfant car elle aussi aurait voulu « un garçon, pas une fille » et ne voulait pas à son tour reproduire ce schéma familial. Comme si prise, engluée, dans ce désir maternel, elle ne pouvait s’en défaire pour assumer un désir propre.

Persécution ?

Juste avant la fin du séjour Mme B. se luxe la hanche, en se mettant debout dit-elle. La version des soignants est quelque peu différente puisqu’ils ont l’idée que c’est à l’occasion d’un rapport sexuel avec son ami que la luxation serait intervenue (Mme B. ayant été retrouvée en petite tenue, nullement gênée de se retrouver ainsi face à eux).

Elle doit être transférée à l’hôpital avant un retour à la clinique. Une luxation sans chute (la troisième[14]), cela semble impossible pour le chirurgien, comme pour les précédents médecins rencontrés. Le chirurgien lui dit alors « Mme B. vous êtes un cas, je n’ai jamais vu ça ! », propos déjà énoncés par de nombreux médecins avant lui. Elle s’en saisit et se tient pour un « cas », une énigme pour la science, une objection au savoir médical. Le savoir est de son côté, elle sait le pourquoi de ses luxations et les explique par « la plasticité et la longueur de (ses) tendons ».

Lors de son départ précipité, les soignants trouvent des morphiniques entassés dans ses placards, du linge (draps, peignoirs…) et toutes sortes d’autres affaires (pots de yaourts, verres…). Trouvant que le délai entre le moment où elle sonnait pour avoir des antidouleurs et le moment où elle les recevait était trop long, elle avait décidé d’en stocker et de continuer à appeler pour maintenir son stock. Elle expose à cette occasion sa très bonne connaissance du protocole concernant la délivrance des stupéfiants. Ce qu’elle entasse lui permet de recréer une ambiance proche de celle de sa maison dit-elle. Cela la rassure, c’est tout. « Il y a quelque chose dans ma tête qui ne va pas, mais je ne sais pas quoi », conclut-elle. Elle n’apparaît pas divisée, comme l’atteste l’absence de questionnement sur la causalité psychique à plusieurs reprises dans son discours, mais témoigne ici du seul point qui fasse énigme pour elle, sans pour autant que cela ne donne lieu à un travail d’élaboration.

Cette coupure dans son séjour marque un tournant, un changement d’attitude à l’égard du personnel soignant, notamment vis-à-vis de l’infirmière qui ayant découvert ses réserves, prend les traits d’une figure persécutrice. Elle clive alors l’équipe entre le bon médecin et la mauvaise infirmière, profite des gardes des médecins pour obtenir les traitements qu’elle souhaite (l’un lui accordant ce que l’autre lui refuse). Elle se plaint du nouveau service dans lequel elle est arrivée, « il n’y a aucune humanité ici ». Elle en fait part à la direction en nommant les personnes dont le comportement ne lui parait pas adapté.  Elle me prend à partie, « est-ce bien normal qu’un médecin vous dise ça ? » lorsque les propos du médecin la choquent, tout en ajoutant « je sais que vous ne pouvez pas me répondre ».

Si certains gestes lui sont déconseillés, elle continue pourtant de les faire (elle fait son lit, le déplace, marche plus qu’autorisé…). Une nouvelle double opération est programmée. « Abasourdie » par la nouvelle elle trouve pourtant que « ça s’enroule bien ». Les sensations corporelles se modifient une nouvelle fois prenant la forme de permanences sensorielles. De l’impression qu’on lui « tirait sur les pieds », elle passe à l’impression de compression permanente. Elle est finalement réopérée deux fois, mais si les sensations de fourmillement sont modifiées elles sont toujours présentes.

Se faire reconnaitre comme malade (et s’assurer de l’être) : l’effraction répétée

Ce tableau renvoie à la fois au syndrome de Münchhausen et à la pathomimie. Dans le syndrome de Münchhausen, c’est l’autre, le médecin qui est poussé à effectuer l’acte d’effraction sur le corps du patient[15]. Ce syndrome est actuellement décrit comme la forme chirurgicale de la pathomimie,  définie comme une « souffrance qui s’exhibe », « qui apparait n’être pas ce qu’elle prétend » et qui ne peut pas « être saisie non plus là où on pensait l’avoir rabattue »[16].La demande sous-jacente de ses interventions chirurgicales qui se multiplient, semble être la reconnaissance du statut de malade et la nécessité d’entretenir ce statut au prix d’effractions répétées sur le corps. Aussi, aucune des interventions ne semblent venir apporter l’apaisement souhaité. Au succès chirurgical, s’oppose l’échec et la déception subjective[17]. L’équation rendant compte de sa logique subjective pourrait s’écrire comme suit : la demande de reconnaissance couplée à l’objection faite au savoir médical lui confère le statut  de cas exceptionnel.

La demande de reconnaissance et la revendication d’être un cas d’exception  évoquent la recherche d’une « reconnaissance démontrée »[18] selon l’expression de Marc Strauss pour définir ce qu’est le nom. Ce nom qui serait le vrai nom d’identité, nom du symptôme, qui « nomme à partir d’une singularité et d’une seule »[19].

Pour Mme B., la question du diagnostic différentiel entre hystérie et psychose s’est posée tout au long de nos rencontres. En effet, les multiples opérations peuvent être interprétées comme une façon de maintenir insatisfait le désir de guérison d’un maitre, représenté ici par la figure du chirurgien, mais ne peut-on pas y voir aussi et surtout, un travail de stabilisation face à la fragilité de son être[20] ? Trouvant dans cet usage du corps une solution singulière, tentative de nomination, de noumination selon le néologisme de Lacan ?

Pour conclure

Je fais l’hypothèse que ces deux patientes, chacune à leur manière, par un usage du corps permettant de pallier le défaut du nœud, font de leur douleur un sinthome, et les situe plutôt du coté de la psychose.Elles démontrent que l’attention portée à la fonction de la douleur peut, me semble-t-il, permettre un éclairage sur la structure lorsqu’en l’absence de phénomènes élémentaires le discours ne suffit pas à donner d’indices assez clairs pour s’y retrouver.

 

[1] LACAN J. cité par GUIR J., La maladie psycho-somatique une père-version ?Actes de l’École de la Cause freudienne, Les formes du symptôme. Paris, ECF, rue Huysmans, 1986, p. 43.

[2] EBTINGERP.,L’existence de la fibromyalgie, site : www.psychanalyse67.fr

[3] Cremniter D. etMaleval J-C., « Contribution au diagnostic de psychose », inOrnicar ? N°48, p.76.

[4] AbelhauserA.,« Pathomimie », inLa Cause Freudienne n°35(version numérique, CD-Rom ECF), p.44.

[5] LACAN J., « D’une question préliminaire à tout traitement possible de la psychose », in Ecrits II,  Paris, Essais Points, Seuil, p.36.

[6] Expression empruntée à Boisdon F., Avoir ou ne pas avoir de corps, in Revue Pli n°5, p.36.

[7] LACAN J.,Le séminaire, livre XXII, Le sinthome, Paris, Seuil, 2005, p.150.

[8] SOLER C.,La querelle des diagnostics, Cours 2003-2004, p.191 et suivantes.

[9] FREUD S., « Psychologie des foules et analyse du moi », in Essais de Psychanalyse, Payot, Paris 1987, p.169.

[10] Op.cit., GUIR J., « La maladie psycho-somatique une père-version ? » p. 44.

[11]  Identification hystérique, à partir d’un trait prélevé sur l’autre.

[12] Lacan le formule ainsi dans Le séminaire, livre X, L’angoisse, Paris, Seuil, 2004, p.142: « Si la relation qui s’établit à l’image spéculaire est telle que le sujet est trop captif de l’image pour rendre que ce mouvement (d’authentification de l’Autre) soit possible, c’est que la relation duelle pure le dépossède de sa relation au grand Autre ».

[13]  Elle explique que sa mère était bleue au moment de sa naissance mais que sa grand-mère ne se souciait que de l’état de santé de son fils.

[14] Sa première luxation est intervenue après une perte de poids importante suite à des problèmes personnels dont elle ne souhaite pas parler. De toute façon « ça ne vient pas de là, j’ai repris huit kilos et je me suis de nouveau luxée ».

[15] Op.cit., ABELHAUSSERA., « Pathomimie », p.41.

[16] Ibid, p.40.

[17] C’est sur le réel du corps que porte la réponse à une question qui porte, elle, sur le versant symbolique et imaginaire.

[18] STRAUSS M., « Sélection, Désignation, Nomination », in Le Mensuel, n°72, Paris, 2012 p.84.

[19] SOLER C., « Les noms de l’identité », inRevue du champ lacanien, n°6, mars 2008, p.14.

[20] Op. cit., ABELHAUSER A.,« Pathomimie », p.44.

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