Rennes (26/09/2020)
Cas d’urgence – Ouverture du CCPO

Programme de la journée :

Matin : 10h – 12h30
Ouverture : Marie-Thérèse GOURNEL
Véronique MAUFAUGERAT, « Cas d’urgence. Quelle urgence ? »
Marie-Laure CHOQUET : « Urgence Vitale»
Fanny MATTE : « Où est l’urgence ? »

Après-midi : 14h30 – 17h
François BOISDON : « Quelle urgence, dont nous devions faire cas ? »
Marie-Annick LE PORT GOBERT : « L’analysant et ses urgences analytiques »
David BERNARD : « Urgences »

Thème de l’année :

«Cas d’urgence» peut être entendu comme la formule de Lacan pour qualifier chaque analysant en souffrance. Ce pléonasme ne serait que l’euphémisme d’une question de vie ou de mort, qui, selon nous, est la condition d’une psychanalyse. En effet chaque analysant n’est-il pas plus ou moins anxieusement en attente de mettre fin au tourment de son symptôme? Pour Lacan, le “mirage de la vérité”, autrement dit le fantasme de chacun, ne peut se terminer qu’à la satisfaction qui clôt l’analyse. Il semble qu’un écrit freudien préfigure l’assertion de Lacan selon laquelle la satisfaction doit marquer la fin de l’analyse. En effet, Freud parle d’«urgence» dès l’Esquisse d’une psychologie. C’est ainsi qu’on a coutume de traduire le mot Not [nécessité] dans l’expression «Urgence de la vie». Selon lui, cette urgence de la vie «contraint le système nerveux à abandonner sa tendance originaire à l’inertie», c’est à dire le “processus primaire” où, pourrait-on dire, les signifiants copulent. Cet abandon profite nécessairement au “processus secondaire“, autrement dit à l’urgence de penser, à partir des «idées incidentes» mêmes. Freud lie cette urgence à la satisfaction car celui ou celle qui porte secours au nourrisson en détresse, en lui donnant le sein (ou le biberon), crée cette expérience de satisfaction. Laquelle a des conséquences primordiales pour la construction du sujet. Aussi peut-on avancer aujourd’hui que ce processus s’applique à l’objet a, au manque, à la libido, inhérents à la proximité de l’objet sexuel. Il s’agirait donc de la «réalité sexuelle de l’inconscient» la plus triviale qui prend les traits du partenaire. Cet algorithme servirait ainsi l’ouverture de l’entendement, soient les “résons” du sujet. Car cette compréhension se réalise par le truchement du Logos. En effet c’est le langage qui lui permet de forger pour la vie “salangue” d’amour, de sorte à suppléer à ce qu’il est devenu ritournelle d’appeler le «non rapport sexuel».
Jacques Tréhot

Renseignements :
Marie-Thérèse Gournel, gournelmt@gmail.com

 

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  • Date(s) : 26/09/2020
  • Horaires : Toute la journée
  • Lieu : Maison des Associations 6 cours des Alliés Rennes
  • Tarif plein : 20 €
  • Tarif réduit : 10 €